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LA SOIREE DE LUCIA, 3ème partie
... Le lendemain en fin d'après-midi, Lucia et Malvinia sont passées
chez moi pour boire un thé tranquillement en papotant sur les façons respectives dont
nous avions fini la nuit. Il s'était passé pas mal de choses, dont beaucoup que je ne savais
pas encore, et un débriefing s'imposait!
Elles sont arrivées en même temps et quand j'ai ouvert j'étais encore en peignoir,
l'oeil fort peu vif le cheveu hirsute.
Malvinia avait l'air un peu claquée également, ce qui laissait présager d'excès en tous genres
dont j'avais hâte de recevoir le récit exhaustif ; quant à Lucia elle était tirée à quatre épingles,
volubile comme toujours, et animée de son éternelle et incroyable énergie...
Cinq minutes après nous étions donc confortablement installées avec nos tasses à la main
et aux lèvres des cigarettes et des révélations fascinantes.
" - Je pense que tu as traumatisé Tristan, Mal..." ai-je lancé à Malvinia histoire de rentrer
dans le vif du sujet. "On est rentré ensemble et il avait grand besoin d'être rasséréné par
une âme câline...
- la tienne, bien sûr" s'est-elle esclaffée sans paraître prendre au sérieux ce que je lui disais.
"- Par exemple ..." ai-je répliqué. J'ai repensé à l'étrangeté de la situation: j'étais excitée à mort
par ce type qui me trouvait très à son goût aussi, mais qui dirigeait l'essentiel de sa dévotion
vers la femme la moins à même de répondre à ses attentes : Malvinia aimait soumettre ses hommes
ou bien se soumettre à plus fort qu'elle, or Tristan n'était ni soumis ni de taille à
la dominer, bref, problème insoluble ... Paix à leur âme !
Avec moi il se "reposait", en quelque sorte, il trouvait l'occasion de vivre un peu hors du temps
quelques moments chauds sans implication aucune, et de se faire consoler par mes mains caressantes et,
n'ayons pas peur des mots, généreuses :) ...
"Y a-t-il quelque chose à en dire?" a demandé Lucia avec animation. "Une aventure particulière,
quelque chose qui sorte un peu de l'ordinaire... j'ai tellement passé la nuit à courir partout que
je n'ai même pas pris le temps de penser un peu à moi ..."
Ce qui voulait dire que Lucia, qui était au fond plus lesbienne que bi, n'avait pas trouvé
de femme à son goût et s'était contentée d'hommes toute la nuit!
Nous avions gardé de nos années de jeunesse l'habitude de nous briefer sur les expériences
intéressantes que nous réalisions, un peu par jeu, par goût de l'exhibition et du papotage,
et surtout parce que nous étions extrêmement intéressées par les avis et conclusions de chacune
en matière de sexe; ça tenait souvent autant du débat de société que du ragotage sexuel et,
l'expérience venant, ces discussions avaient dans nos meilleurs jours l'allure de dialogues ciselés au
scalpel par un scénariste inspiré.
Enfin là, probablement, il n'y avait rien à dire .... J'ai fermé les yeux un instant
et j'ai repassé le film de cette nuit, faite d'étreintes lascives et empreinte
d'une grande tendresse sans jamais être passionnée.
Soudain j'ai frémi en me souvenant de la façon aérienne dont ses doigts
légers parcouraient ma peau. Je me suis demandé si Malvinia le laissait la caresser
ainsi. Je n'en étais même pas sûre.
Cette femme était brillante, séduisante, amusante, et même si je savais quelle raison
intime l'avait conduite sur le chemin d'une sexualité aussi contraignante que la sienne,
je ne cessais de m'étonner de la rigueur avec laquelle elle s'y tenait.
Maitresse Malvinia ne l'était pas juste pour arrondir ses fins de moi - comme votre modeste servante
avait pu le faire à l'époque de ses études - et elle ne l'était même pas de temps en temps pour
s'exciter un peu. C'était l'essence même de sa personne.
Au fond, ai-je pensé en me rappelant une fois encore la pression des lèvres de Tristan sur mon ventre,
ce qu'il faut à ce garçon c'est une femme éminemment plus compréhensive que Malvinia, et sans doute bien plus naïve que
moi.
Je me suis replongée dans la voix de Tristan, l'éclat vert de ses yeux mi-clos, la ligne moqueuse de la bouche, ses belles épaules carrées
et sa façon de tenir solidement ma taille quand il me baise en levrette. Des bruits aussi : celui, mouillé, de ses lèvres
sur ma chatte gorgée de cyprine et de salive, toujours associé par réflexe à cette idée vague d'un homme dégustant une pêche
particulièrement juteuse et charnue ; ses gémissements aussi, excitants en diable, tenant plus du ronronnement
que de tout autre borborygme connu ...
Nous avions quitté la soirée dans un certain calme, voire pour lui dans la morosité. Il avait espéré
repartir avec Malvinia, qui lui avait visiblement promis une telle issue mais qui s'était entre-temps
recentrée sur d'autres activités.
Quant à moi j'étais fatiguée, purement et simplement, et si j'avais vu bien des choses qui m'avaient fort
émotionnée je ne m'étais pas vraiment investie dans la recherche de mon plaisir, restant sur une
sensation de désir et de frustration diffus et entrelacés.
Nous sommes partis à pieds, cap vers chez moi. La route jusqu'à mon appartement n'était pas si longue, ni d'ailleurs si
courte, et il n'y avait pas à proprement parler de route particulière ; on pouvait indifféremment emprunter
de petites ruelles sombres ou des avenues bien éclairées, rallonger le trajet ou bien parer au plus pressé, au gré des envies
ou encore de l'alcoolémie des marcheurs ...
Nous avancions en silence, ni vite ni lentement ; j'avais enfilé mon manteau sans remettre le petit cardigan
qui me protégeait de la température encore piquante de janvier et j'étais tour à tour parcourue
de frissons de froid et d'excitation.
Ce qui m'excitait ce n'était même pas tant l'anticipation d'un moment plus chaud, plus tard dans
la nuit, que le simple fait de marcher, libre et tranquille, aux côtés de quelqu'un que j'appréciais et dont
j'aimais le bruit des pas,
de sentir le vent caresser mes cuisses gainées de bas, mes seins et mon cou, et durcir mes tétons, d'entendre le petit claquement net de
mes talons suivi de son écho fidèle et, de temps en temps, un petit toussotement de Tristan.
Nous avons croisé un vieux clochard qui marchait en titubant, une villageoise à la main.
"Ah quel beau couple", a-t-il glapi à notre passage en secouant sa bouteille."Je voudrais bien avoir
moi aussi une petite femme, rien que pour cette nuit..."
Il a fait mine de s'approcher de moi, tendant sa main libre, me soufflant au visage une haleine chargée de vinasse et
de concupiscence.
Au même moment Tristan m'a attirée vers lui, m'entourant de son bras tel le petit ami protecteur qu'il ne m'était pas,
et nous avons laissé loin derrière nous l'importun.
Soudain, nous nous sommes arrêtés et Tristan m'a fait face un instant, avant de poser ses mains sur mes épaules et de
les laisser descendre lentement le long de mon dos.
Il a empoigné mes fesses fermement, à travers le manteau, et m'a embrassée, caressant d'abord mes lèvres de sa
langue douce avant de violemment prendre ma bouche.
Ca faisait un moment que je ne m'étais pas arrêtée de marcher comme ça, pour rien, juste pour une étreinte, un baiser avec
mon compagnon de route. Des mois, des années? J'avais la sensation d'être une lycéenne.
Il avait passé ses mains sous mes vêtements et glissait maintenant ses doigts dans ma culotte, je pouvais voir
notre reflet vague dans une vitrine non loin de là et cette vision m'a émue .
Une voiture est passée, remplie de cailleras très excitées par l'heure avancée de la nuit. A notre niveau ils ont
jeté quelques insultes par la fenêtre ouverte, quelques phrases à peine intelligibles dont j'ai cru pouvoir
déduire qu'ils me traitaient de chienne qui se faisait pécho en pleine rue, et de salope qui avait envie de bite
et j'en passe et des meilleures, après quoi ils m'ont proposé la leur.
J'ai éclaté de rire alors que la voiture s'éloignait et j'ai glissé ma main le long de
ma cuisse droite, la remontant vers ma chatte dans un mouvement lascif et très peu appuyé, caressant mon
bas plutôt que ma peau à travers lui.
Tristan a attrapé ma main et l'a guidée vers mon sexe palpitant, j'ai commencé à caresser
ma vulve du bout des doigts, me fichant
totalement de l'allure que j'arborais. J'étais trempée.
"La vérité sort de la bouche des cailleras, parfois..." ai-je dit en approchant mon visage très près
de celui de Tristan, plongeant mon regard dans le sien "Je crois que j'ai presque envie de me faire pécho,
comme ça, en pleine rue... Presque!"
Nos doigts s'entremêlaient dans ma culotte à présent tout à fait ruinée et je sentais que j'étais dans
un état nettement plus avancé que 5 minutes avant.
Sortant sa main d'entre mes jambes il l'a portée à sa bouche, suçant lentement ses doigts
couverts de ma mouille.
"J'adore ton goût" m'a-t-il glissé d'un ton de conspirateur.
J'ai posé une main sur sa queue. Il bandait grave et comme il portait toujours des caleçons
assez peu serrés je pouvais presque le branler à travers son pantalon. Gros coup de chauffe. J'ai été
en un instant assaillie par des flash : l'odeur légère et musquée de sa queue, la forme de ses couilles, leur douceur
contre mes lèvres, contre mes joues, leur poids dans ma paume...
Soudain je me suis dégagée, j'ai saisi son bras et j'ai fait mine de reprendre mon chemin d'un pas vif et
trépidant.
En un regard il m'a comprise et quelques minutes plus tard nous arrivions chez moi.
J'ai grimpé l'escalier quatre à quatre, ma fatigue s'étant presque évanouie, et j'ai eu
peine à glisser la clé dans la serrure tellement l'excitation ruinait mes sens.
Une fois à l'intérieur nous avons jeté nos manteaux pèle-mèle sur un fauteuil qui se trouvait là et
nous nous sommes fait face.
A ce moment, tout pouvait arriver, y compris rien ; peut-être ce moment de grâce était-il arrivé à
son terme dans la rue, peut-être Tristan allait-il repenser avec plus ou moins d'amertume que je n'étais
pas, dans l'absolu, la fille de la soirée avec qui il avait le plus envie de finir la nuit.
Comme pour me faire mentir, à ce moment précis il s'est mis à m'embrasser, à m'enlacer, puis sans autre forme
de procès il est tombé à genoux devant moi, faisant rapidement glisser ma culotte le long de mes jambes avant
de me retourner et de me plaquer contre la table de l'entrée.
Je me suis penchée en avant alors qu'il écartait fermement mes cuisses de ses deux mains; je me sentais offerte
et vulnérable, j'avais envie qu'il me touche, qu'il me lèche, qu'il me prenne, qu'il me dévore jusqu'à plus soif.
J'ai glissé ma main droite entre le meuble et mon ventre, lançant mes doigts à la rencontre de sa langue, mais le contact
n'avait pas encore eu lieu; crevant de désir j'ai caressé mon clito tout gonflé d'envie avant d'enfoncer
d'un geste brusque deux doigts dans mon ventre, calmant brièvement par cette diversion audacieuse le feu qui me dévorait avant
de me livrer corps et âme aux nouveaux tourments qu'elle venait d'attiser.
Tristan a enfoncé l'index en moi et j'étais surexcitée par l'idée d'être branlée par nos doigts entremêlés. Quand il s'est mis
à caresser mon clito du bout de la langue, très délicatement, j'ai cru que je n'allais pas réussir à rester
debout, j'ai retiré mes doigts de mon vagin brûlant et je l'ai laissé s'occuper de moi,
me livrant sans condition à l'adresse de sa langue et de sa main.
Il léchait comme j'aime être léchée, doucement pour commencer, jouant avec chacun de mes points sensibles
pour faire monter la pression mais sans excès, sans appuyer trop fort ni aller trop vite tout d'abord ; au contraire,
il suivait une progression régulière, sans trop casser son rythme, me donnant le temps de m'habituer à chaque
caresse avant d'en essayer une autre ; je sentais sa langue dardée s'enfoncer dans mon vagin, en ressortir complêtement
avant d'y plonger à nouveau, puis je la sentais cette langue parcourir ma vulve toute entière, léchant
mes petites lèvres et les sillons qui les séparent des grandes, avant de revenir à mon clitoris durci
et de le lécher par petits mouvements circulaires, sans relâcher la pression.
Il me mordillait parfois, me saisissait entre ses dents avant de tirer légèrement d'un petit coup sec sur
mes lèvres - c'est une des choses les plus sex qu'on m'ait faites - et n'oubliait même pas de me lécher
le cul, me faisant mouiller de plus belle, bref; alors que je reposais là, à demi-allongée contre
la commode de l'entrée, offerte à cette bouche gourmande et experte, je n'attendais rien de plus de la vie que
de connaitre la prochaine minute, la prochaine caresse, la prochaine destination de l'ensorcelante
langue de Tristan.
Plus il me léchait, ses deux mains fermement appuyées sur mes fesses, et plus j'avais envie d'avoir dans la bouche
sa queue bien dure.
Je l'ai forcé à me laisser aller ; résistantes au début ses mains
se sont soudain relâchées et je me suis relevée lentement. J'ai pris son visage mince entre mes paumes et j'ai
embrassé voluptueusement ses lèvres, son menton tout barbouillé de ma mouille et de sa salive. Alors que
je l'embrassais je m'imaginais déjà prendre sa queue dans ma bouche ; j'y pensais, j'y pensais, et le brasier
dans mon ventre s'étendait peu à peu à mon corps tout entier.
Je l'ai forcé à descendre vers le sol pour m'accompagner, peu importait que nous fussions sur le parquet de l'entrée
et non dans un lit ou un bon canapé, nous ne semblions plus capables que de mouvements verticaux ...
Je le regardais dans les yeux en l'embrassant, et je tenais fermement sa nuque dans ma main ;
le tenir ainsi c'était le soutenir et le contraindre tout à la fois, et ce mélange
subtil de sensations opposées achevait de me faire m'envoler. Pendant ce temps
j'ai commencé à ouvrir sa braguette, d'une main, et je ne serais sans doute arrivée à rien s'il ne m'avait pas aidée.
Il a sorti lui-même sa queue du caleçon, et en la prenant dans ma main, si douce et si chaude, si vivante
et fragile, j'ai ressenti une vague d'émotions aussi violente que familière.
C'est une constante chez moi : sucer est quelque chose que je trouve si intensément érotique que
je n'ai jamais pu comprendre les filles qui ne le font que pour faire plaisir à leur copain.
J'ai toujours sucé par gourmandise, et il m'a toujours semblé que sucer sans appétit ne devait
pas vraiment être plus agréable pour le mec que pour la nana, mais peu importe ...
Peut-être ce goût me vient-il du constat que, comme l'a dit une certaine Catherine M... dans le récit
de sa vie sexuelle, on sent mieux les limites de sa propre contenance avec une bite enfoncée jusqu'à la garde
dans la bouche plutôt que dans le ventre; je ne sais pas si cette explication vaut aussi pour moi mais partiellement
au moins elle semble réaliste.
Il savait ce que j'avais envie de faire et avant même que mes lèvres aient atteint son nombril il
était déjà parcouru d'un intense tremblement d'excitation. Quand j'ai embrassé son ventre il a gémi d'une voix
qui m'a bouleversée et quand j'ai donné à son gland le premier coup de langue il s'est abandonné totalement.
Je l'ai pris dans ma bouche, tout entier, très doucement, le décalottant à fond au passage, et puis je
l'ai laissé aller, le laissant ressortir de ma bouche presque complètement.
Courbant légèrement le cou j'ai commencé à lui lécher les couilles en le branlant, ma main était
légère mais j'ai vite compris qu'il n'aurait pas tellement besoin de plus, je le sentais déjà palpiter
sous ma paume. J'ai repris son gland dans ma bouche le suçant un peu plus fort, sans cesser de le caresser,
il a posé sa main sur la mienne et il a guidé mon mouvement. Je lui faisais ce qu'il aimait le mieux,
De l'autre main il tenait ma nuque, en serrant un peu, et c'était étonnant comme ce mouvement,
détestable chez certains, pouvait paraitre tellement excitant par sa main.
C'était étonnant en fait à quel point certains mecs donnaient envie d'être possédée par eux... J'avais presque l'impression
de le sentir grossir encore entre ma langue et mon palais, si c'était possible, et je m'hypnotisais moi-même
du plaisir que je ressentais à déguster sa queue ...
Il m'a attirée vers lui et s'est mis à me doigter pendant que je le suçais ; c'est eminemment excitant d'être à la fois
investie par la chatte et la bouche, pour ne pas parler des trois orifices en même temps, et par le même mec.
Et puis ensuite ...
J'ai cligné de l'oeil, revenant brusquement à la réalité. Les souvenirs que je venais d' évoquer, l'espace de
trois ou quatre secondes, avaient suffi à me mettre dans un sacré état.
"Non, rien de spécial, franchement ... Que du plaisir simple et partagé. La quintessence du sexe, quoi", ai-je répondu à Lucia.
A suivre
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